Bouts de ficelle, idées et activités pour une parentalité éclairée

Il était une fois un groupe de parents. Ils rêvaient d’une association qui leur proposerait de rencontrer d’autres parents, de faire des activités avec leurs enfants, de les soutenir dans leur parentalité… Un jour, l’un d’eux dit : « Mais ce n’est pas un rêve, c’est un projet ! » Ainsi naquit Bouts de ficelle.

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Proposition de loi relative à l’interdiction des violences éducatives ordinaires,

http://www2.assemblee-nationale.fr/documents/notice/15/propositions/pion0744/(index)/propositions-loi

Enregistré à la Présidence de l’Assemblée nationale le 7 mars 2018.

PROPOSITION DE LOI

relative à l’interdiction des violences éducatives ordinaires,

(Renvoyée à la commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l’administration générale
de la République, à défaut de constitution d’une commission spéciale
dans les délais prévus par les articles 30 et 31 du Règlement.)

présentée par Mesdames et Messieurs

Maud PETIT, François-Michel LAMBERT, Josy POUEYTO, Grégory BESSON-MOREAU, Erwan BALANANT, Élodie JACQUIER-LAFORGE, M’jid EL GUERRAB, Émilie GUEREL, Nadia ESSAYAN, Sarah EL HAÏRY, Jean-Louis TOURAINE, Michel FANGET, Mohamed LAQHILA, Patrick VIGNAL, Stéphanie KERBARH, Bruno Nestor AZEROT, Jean-François CESARINI, Marie-Pierre RIXAIN, Aude LUQUET, Patricia GALLERNEAU, Nicole DUBRE-CHIRAT, Elsa FAUCILLON, Sophie METTE, Justine BENIN, Jean-Philippe ARDOUIN, Hervé PELLOIS, Bastien LACHAUD, Brigitte BOURGUIGNON, Sophie AUCONIE, Jean-Marc ZULESI, Gilles LE GENDRE, Bertrand PANCHER, Jean-Noël BARROT,

députés.

EXPOSÉ DES MOTIFS

Mesdames, Messieurs,

Tout comme un adulte, un enfant a droit au respect de sa dignité et de son intégrité physique et psychologique.

De par sa dépendance et sa vulnérabilité, il devrait être particulièrement protégé. En ce sens, le cadre de la famille, celui de l’école ou de tout autre lieu d’accueil se doit d’être sécurisant et entouré d’un climat de confiance.

Or, aujourd’hui en France, 87 % des enfants subissent, quotidiennement, des pratiques punitives et coercitives auxquelles les parents ont recours « à titre éducatif ».

Ces pratiques sont appelées Violences Éducatives Ordinaires.

Ordinaires, parce qu’elles sont banales, banalisées, communes, habituelles, courantes…

La VEO est l’ensemble des pratiques coercitives et punitives utilisées, tolérées, voire recommandées dans une société, pour « éduquer » les enfants. Elle est faite de violence verbale : moqueries, propos humiliants, cris, injures… ; de violence psychologique : menaces, mensonges, chantage, culpabilisation… ; et/ou de violence physique : gifles, pincements, fessées, secousses, projections, tirage de cheveux, tapes sur les oreilles…

Ainsi, la VEO vise à faire obéir l’enfant, stopper un comportement, lui faire apprendre quelque chose, s’épargner le regard de l’entourage, soulager l’emportement ou la peur de l’adulte.

Les parents y ont recours pour plusieurs raisons :
Par le fait d’avoir subi, eux-mêmes, la violence éducative ordinaire étant enfants, et la reproduisant ainsi de génération en génération ; par le fait de croire aux vertus éducatives de la douleur, si légère soit-elle ; les injonctions sociales ; et l’interprétation erronée du comportement des enfants, par méconnaissance de leurs besoins et de leur développement.

Les neurosciences montrent que le cerveau cognitif ou cerveau supérieur, qui permet de raisonner, de faire face à ses émotions, d’analyser une situation, de prendre du recul face à ses émotions ou à ses sentiments, est immature à la naissance et met plusieurs années à se développer. Ce n’est pas donc pas une correction ou une punition corporelle qui pourrait y remédier et faire durablement changer le comportement d’un enfant.

Ainsi, de nombreuses études démontrent aujourd’hui que la valeur éducative de la claque ou de la fessée est une fausse croyance.
Ni la fessée ni aucune autre punition corporelle, ni aucun cri, n’a comme effet un meilleur comportement de l’enfant dans la durée.

En revanche, la violence subie au sein de la famille apprend à l’enfant que l’on règle les conflits par la violence et par le rapport de force. C’est la loi du plus fort.

Des études indiquent que le recours à ces pratiques est associé à une augmentation de troubles et problèmes de comportement au cours de l’enfance. Le rapport de l’OMS sur la violence et la santé (novembre 2002) établit une relation forte entre les violences subies dans l’enfance et de nombreuses pathologies physiques et mentales :

Agressivité contre les pairs et/ou les éducateurs ; insolence ; dissimulation ; échec scolaire ou difficultés d’apprentissage ; troubles émotionnels ou du comportement ; problème de santé, physique ou mentale ; délinquance ; mauvaises relations avec les parents ; diminution du sens moral, des capacités cognitives et de l’estime de soi…

L’étude de l’Université d’Austin, Texas (Méta-analyse parue en 2016, regroupant les données de 75 études réalisées sur une période de 50 ans et portant sur 13 pays et 160 000 enfants), révèle que les punitions corporelles favorisent l’agressivité, une baisse de l’estime de soi, une baisse des performances, un comportement antisocial.

C’est un véritable problème de santé publique.

En parallèle, on sait que 75 % des maltraitances caractérisées ont lieu dans un contexte de punitions corporelles « à but éducatif » pour lesquelles les parents n’ont pas appris à empêcher l’escalade.
Il existe un lien entre violence éducative et maltraitance : la première est le terreau de l’autre, quand les paliers sont franchis et que les châtiments deviennent de plus en plus graves.

Et lorsque les tribunaux sont saisis, les magistrats se trouvent face à une difficulté à juger la limite entre violence « légère » et maltraitance ; et à juger si l’acte en question était « à but éducatif » ou non.
Car la situation en droit français est en réalité confuse et paradoxale.

Toute violence physique commise sur un adulte constitue une agression, illégale. Interdite pour un adulte, elle persiste donc pourtant sous couvert d’un « droit de correction » envers les enfants. Ce « droit de correction », en tolérant les violences « légères » et à titre « éducatif », contredit les dispositions du code pénal. Le droit français prohibe clairement les violences faites aux enfants en son article 222-13 du code pénal et reconnaît la violence contre les mineurs de moins de 15 ans commise par un ascendant légitime comme une forme de violence aggravée.

Mais le « droit de correction », jurisprudentiel et sans aucun fondement légal, suspend l’application du droit positif dans l’espace familial et éducatif !
Cette notion jurisprudentielle a encore été invoquée dans un arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation du 29 octobre 2014 (n° de pourvoi 13-86371).

Les institutions internationales telles l’OMS, le Comité des droits de l’enfant de l’ONU, l’UNICEF… ont pris conscience depuis longtemps de la nocivité de ces pratiques. C’est dans cet esprit que l’article 19 de la Convention des droits de l’enfant de 1989 – que la France a signé le 7 août 1990, prévoit que : « Les États prennent toutes les mesures législatives, administratives, sociales et éducatives appropriées pour protéger l’enfant contre toute forme de violence, d’atteintes ou de brutalités physiques ou mentales, d’abandon ou de négligence, de mauvais traitement (…), pendant qu’il est sous la garde de ses parents ou de l’un d’eux, de son ou ses représentants légaux ou de toute autre personne à qui il est confié. »

À ce jour, 53 pays, dans le monde, dont 22 des 28 de l’Union européenne, ont voté des lois interdisant toute forme de violence à l’égard des enfants. Et ce processus d’abolition s’accélère !
La Charte européenne des droits sociaux prévoit également l’interdiction de cette violence en son article 17.

En 2015, le Défenseur des droits a recommandé d’inscrire dans la loi la prohibition des châtiments corporels dans tous les contextes, y compris au sein de la famille.
En février 2016, alors que la France a ratifié la Convention relative aux droits de l’enfant depuis 26 ans déjà, le Comité des droits de l’enfant des Nations unis lui a rappelé, pour la 4ème fois, son devoir de mettre en pratique son article 19 qui lui enjoint de protéger les enfants contre toute forme de violence, si faible soit-elle : « Le Comité réitère sa demande sa recommandation à l’État-partie d’interdire explicitement les châtiments corporels dans tous les domaines, y compris la famille, les écoles et les lieux de garde et de soins alternatifs » et rappelle « qu’aucune violence faite aux enfants n’est justifiable. »

La Cour européenne des droits de l’Homme a également rappelé que les droits à la vie privée ou familiale, à la liberté ou à la croyance religieuse, n’étaient pas des arguments valables pour refuser l’interdiction des punitions corporelles.

De nombreuses institutions françaises ont récemment pris position en faveur d’une loi civile explicite interdisant les punitions corporelles et toutes formes d’humiliations, dans tous les contextes y compris au sein de la famille : France stratégie, la Commission consultative des droits de l’Homme, l’UNICEF, le collectif des 11 associations œuvrant contre les VEO, le collectif Agir ensemble pour les droits de l’enfant AEDE.

350 députés et sénateurs, le Président de la République et la ministre de la famille avaient soutenu l’amendement à la loi Égalité et Citoyenneté, voté en décembre 2016 puis censuré par le Conseil Constitutionnel quelques semaines plus tard, pour des questions de forme.
En mars 2017, le premier Plan interministériel de mobilisation et de lutte contre les violences faites aux enfants 2017-2019 inclut des mesures qui vont dans le sens de la prévention, à destination des familles, en agissant contre toutes les formes de violences, y compris « dites éducatives ».

En septembre 2017, deux associations luttant contre les VEO ont lancé la 1ère campagne de sensibilisation sur l’impact des violences verbales Les mots qui font mal. Et une nouvelle campagne a été lancée en ce début d’année mettant en scène deux jeunes adultes souffrant encore de violences subies dans leur enfance.

Une loi civile permettra d’avoir une base légale nécessaire pour mettre en place des campagnes d’informations, la formation de professionnels, un affichage chez les médecins…

La règle posée est de nature exclusivement civile et ne s’accompagne d’aucune sanction pénale nouvelle à l’encontre des parents. Elle énonce un principe simple et clair qui a vocation à être répété aux pères et mères, et à imprégner leur comportement futur : On ne peut éduquer son enfant par la violence.

Certains peuvent être tentés de penser que l’information sur les effets nocifs des punitions corporelles et des humiliations suffirait à faire évoluer l’opinion publique et les comportements, sans qu’il ne soit nécessaire de recourir à une loi.
Une étude parue en 2012 dans la revue Déviance et Société (p. 85 à 106) a comparé l’impact, en Europe, de l’interdiction des châtiments corporels dans plusieurs pays, dont la France. Cette étude a prouvé que seule la loi d’interdiction, accompagnée de mesures de sensibilisation, de lieux de soutien et d’accompagnement aux parents, de formations à la parentalité et de campagnes d’information, nationales et permanentes, permet d’obtenir un changement rapide de l’opinion publique et des comportements, et ainsi faire changer rapidement ces pratiques.

Il est parfois difficile d’être parent. Et on l’est avec l’enfant qu’on a été. Les parents doivent être aidés, accompagnés et soutenus, afin qu’ils permettent à leur tour à leurs enfants de devenir des adultes indépendants et épanouis.

Pour attirer l’attention de tous sur cet enjeu et au regard des éléments ici exposé, il apparaît nécessaire d’inscrire dans la loi l’interdiction absolue du recours au « droit de correction ».
Pour ce faire, la présente proposition de loi propose de compléter la définition de l’autorité parentale, prévue à l’article 371-1 du code civil, en précisant que, parmi les devoirs qui la composent, figure celui de s’abstenir de l’usage de toutes formes de violence, quelle qu’en soit la forme : physiques, verbales et psychologiques.

En agissant à la source, cette loi sera un levier d’action efficace pour réduire les maltraitances, l’échec scolaire, les maladies, les suicides, les comportements anti-sociaux et la délinquance qui découlent de ces modes d’éducation.
Cette loi vise à garantir la protection juridique de l’enfant et à poursuivre la démarche pédagogique enclenchée il y a quelques mois. La règle posée ne s’accompagnant d’aucune sanction pénale à l’encontre des parents ou de toute autre personne disposant de l’autorité parentale.

PROPOSITION DE LOI

Article unique

Après le deuxième alinéa de l’article 371-1 du code civil est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« Les enfants ont le droit à une éducation sans violence. Aucun des titulaires de l’autorité parentale n’a le droit d’user de violence physique, d’infliger des punitions corporelles ou châtiments corporels, des souffrances morales, ou toute autre forme d’humiliation envers son enfant. »



© Assemblée nationale

Les écrans

On dit et on répète que les écrans ne sont pas très bons pour les enfants, voire pire. Malgré tout, les petits sont exposés aux nouvelles technologies, car elles font partie de notre vie de tous les jours.

« Pour les spécialistes, tel Michel Desmurget, il n’y a plus de doute : la télévision est un fléau. Elle exerce une influence profondément négative sur le développement intellectuel, les résultats scolaires, le langage, l’attention, l’imagination, la créativité, la violence, le sommeil, le tabagisme, l’alcoolisme, la sexualité, l’image du corps, le comportement alimentaire, ou encore l’obésité et l’espérance de vie. [...]« 

« Michel Desmurget, chercheur en neurosciences à l’INSERM, a compilé dans son livre « TV lobotomie » des centaines d’études scientifiques décrivant l’impact de la télé sur la société et sur les capacités intellectuelles de l’enfant. Le constat est affligeant. La télévision est un fléau pour tous, plus encore pour les enfants dont le cerveau est en développement. »

« Avant d’exposer ces effets, l’auteur explique plusieurs faits :
- La télévision supplantée par Internet est un mythe. L’usage des nouvelles technologies ne remplace pas la télé, il s’y additionne.
- Les plus de 15 ans passent chaque jour 3h40 devant un poste de télévision, soit 75 % de leur temps libre !
- Un écolier du primaire passe chaque année plus de temps devant le tube cathodique que face à son instituteur. »

La suite dans l’article :

https://www.mieux-vivre-autrement.com/un-neurologue-de-linserm-la-television-impacte-gravement-les-enfants.html

Voici une conférence très utile qui explique le pourquoi et le comment. Je vous recommande d’écouter ce qu’il raconte à partir de 28’16″, sur l’enfant qui ne regarde pas la télé mais qui est en présence d’une télé allumée.

TV lobotomie

Un site à explorer

Claude Didierjean-Jouveau, un soutien de la première heure de Bouts de ficelle, a son propre site, riche de nombreuses informations sur l’allaitement et le maternage :

http://www.claude-didierjean-jouveau.fr/

Un très beau cadeau

L’auteur du blog Ensemble naturellement nous fait le cadeau de partager un résumé de ses cinq années de découvertes de la parentalité bienveillante en un document téléchargeable gratuitement. Reportez-vous à son site :
http://www.ensemblenaturellement-leblog.com/archives/2017/04/30/35228546.html

Cultivons le bonheur familial

Au sommaire :

Chapitre 1 – La communication
1. Le message-je
2. Je décris
3. J’exprime mes émotions
4. J’exprime mes besoins
5. Je fais des demandes

Chapitre 2 – Être attentif à l’autre
1. J’écoute
2. J’offre des choix
3. J’encourage
4. J’écris des notes
5. Je désamorce

Chapitre 3 – Des temps en famille
1. Je câline
2. J’apaise
3. Je joue
4. Je ritualise
5. Je célèbre
6. J’accompagne

Chapitre 4 – S’organiser pour gagner du temps
1. J’organise
2. Je demande de l’aide
3. Je choisis

Chapitre 5 – Prendre du temps pour soi
1. Je rencontre
2. Je prends soin de moi
3. Je respire page 42
4. Je ne suis pas parfait
5. Je profite

Journée portes ouvertes à l’école l’Envol de Vandré le 11 mars

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http://enviedecole.fr/

Stage Vivre en famille : il reste quelques places

Pour de plus amples renseignements et les inscriptions, contactez directement Catherine Le Courriard au 05 35 54 46 87.

Véronique

NB : un tarif spécial pour les adhérents de Bouts de ficelle et les habitants de La Jarne est proposé (180 €)

Stage Vivre en famille les 22 et 23 octobre 2016

Bouts de ficelle est née à l’issue d’un stage Vivre en famille animé par Catherine Dumonteil-Kremer.

En juin 2011, Catherine Dumonteil-Kremer est revenue animer un stage pour Bouts de ficelle.

En juillet 2016, Catherine Le Courriard, notre ancienne présidente, formée à l’accompagnement parental auprès de Catherine Dumonteil-Kremer a animé à son tour ce stage qui a tant représenté pour elle ! Cela a beaucoup plu, et elle revient pour ceux qui n’ont pas pu venir en juillet !

La municipalité de La Jarne , toujours partante pour accueillir nos activités, a accepté de mettre à nouveau à notre disposition la super chouette salle des Trainelles pour que Catherine Le Courriard puisse animer ce stage dans une ambiance conviviale.

Mais me direz-vous, en quoi consiste ce stage ? Vous trouverez tous les renseignements sur le site de Catherine Le Courriard :
http://www.parenthousiasme.fr/groupes-ateliers-parents/#stage_vivre_en_famille

Ce stage « vivre en famille » a été créé par Catherine Dumonteil-Kremer.

Il a pour objectif de développer une optique de parents jardiniers pour soutenir le développement de l’enfant.

Nous aborderons les techniques d’écoute, et d’autres manières d’accompagner les enfants dans leurs besoins physiologiques et émotionnels. Les cris, les pleurs, comment les comprendre, comment les accueillir et les accompagner ? Comment gérer les conflits, comment mettre en place des limites respectueuses?

Dans une ambiance chaleureuse, vous y trouverez du lien, du soutien, de l’information, des outils de communication bienveillante, des astuces créatives pour soutenir la relation adulte-enfant.

Il n’est pas nécessaire d’avoir des connaissances préalables pour suivre ce stage. Il s’adresse aux parents ainsi qu’aux professionnels de la petite enfance.

Tarif : 190 € – Tarif couple : 340 €

Programme

L’écoute créative et le soutien

  • devenir une source de soutien pour chaque membre de sa famille
  • cerner les difficultés de nos enfants
  • les aider à les traverser

La pose de limites respectueuses

  • l’affirmation de soi
  • gestion des conflits
  • autres ressources créatives et stimulantes

Les mécanismes émotionnels des enfants et des adultes

  • pleurs, peurs et crises de rage, comment les gérer

Le développement de l’enfant

  • l’optique des parents jardiniers
  • les besoins de l’enfant
  • les besoins de l’adulte

Mettre la joie au centre de la famille

  • explorer la dimension ludique de notre relation familiale
  • rire, jouer (jeux compétitifs, jeux coopératifs, petites activités hilarantes et utiles au quotidien)
  • le rire pour relâcher les tensions

Pour de plus amples renseignements et les inscriptions, contactez directement Catherine Le Courriard au 05 35 54 46 87.

Véronique

NB : un tarif spécial pour les adhérents de Bouts de ficelle et les habitants de La Jarne est proposé (180 €)

Si vous souhaitez participer à la diffusion de l’information concernant ce stage, voici sur lien suivant l’affiche en format pdf :

Affiche_vivre_en_famille la rochelle (1)

Demandez-nous si vous avez besoin d’un autre format.

Parent: savoir reconnaître les caprices de son enfant !

Il y a déjà plusieurs années, j’étais tombée sur cette vidéo d’Isabelle Filliozat (dont je commençais à entendre parler), et j’étais restée scotchée. Mais oui ! c’est pourtant simple à comprendre ! Ma fille ado qui était à mes côtés, et qui avait suivi la vidéo avec moi, a conclu : « Elle est bien cette dame. »
Les « caprices », c’est simple à comprendre. En fait ce ne sont pas des caprices. Les petits enfants ne nous manipulent pas, ils expriment leurs besoins. C’est tout. A nous de ne pas interpréter négativement les choses.

Quelqu’un a eu la bonne idée de retranscrire la vidéo. Voici le texte :

Parent: savoir reconnaître les caprices de son enfant!

par Isabelle Filliozat

http://www.omegatv.tv/transcription/25262703001/famille/parent1/parent–savoir-reconnaitre-les-caprices-de-son-enfant/

Les comportements de nos enfants sont en service de leurs besoins. Trop souvent quand nous concluons aux caprices, nous nous disons « Ça, mon enfant fait un caprice », ça signifie que nous ne comprenons pas le sens de son comportement, nous ne comprenons pas le message qu’il nous envoie. Un exemple, un jour une petite fille était là dans la cuisine, sa maman lui dit « Tu ne touches pas à ce placard, tu laisses… tu n’ouvres pas ce placard » et la petite fille, elle avait un an et demi et donc, bien sûr, qu’est-ce qu’elle a fait ? Elle a regardé sa maman bien attentivement et elle a été ouvrir le placard et la maman immédiatement s’est dit « Ah ! Tu me tiens tête ». Elle a interprété le comportement de sa fille comme étant une tentative de prise de pouvoir, comme étant de l’ironie, comme étant de l’insolence. Ça n’est pas de l’insolence quand une petite fille de 18 mois tente de faire exactement ce que sa maman vient de lui demander de ne pas faire. D’ailleurs il suffit de voir que tous les enfants de 18 mois, nous le savons bien, dès que nous disons à un enfant ne fait pas ceci, ne fait pas cela, on est à peu près sûr s’il a 18 mois, 2 ans, 2 ans et demi, que ce qu’il va faire c’est exactement ce que nous venons de lui dire de ne pas faire et d’ailleurs il va le faire en regardant bien attentivement son parent et c’est là que nous pouvons comprendre qu’en fait il ne s’agit absolument pas d’ironie. Il ne s’agit absolument pas d’insolence puisque l’enfant regarde son parent. La mère a tendance à dire « Et en plus tu me regardes. Quelle insolence ! », mais non.

En fait, un enfant de cet âge-là n’a pas encore la capacité de se faire des images mentales et donc, quand sa maman lui dit « Ne touche pas à ce placard », l’enfant n’a encore qu’une intelligence sensori-motrice, c’est-à-dire une intelligence qui est encore… qui nécessite de manipuler, de toucher et donc pour s’approprier la consigne que sa maman vient de lui donner, l’enfant est dans l’obligation de diriger sa main vers… Maman a dit « Ne pas ouvrir le placard », alors « ouvrir placard c’est comme ça que je fais et je regarde ma maman. Est-ce que c’est ça maman que tu veux que je ne fasse pas ? ». Et donc, la réaction appropriée bien sûr c’est « Mais oui ma chérie, c’est exactement ça que je te demande de ne pas faire, maintenant le placard reste fermé » et comme ça la petite fille peut comprendre mais trop souvent on interprète qu’elle me tient tête, non. Chaque fois que nous nous disons dans notre tête « Mon enfant me tient tête », stop. Quel est le besoin de mon enfant ? Quel est le besoin à son stade de développement ? Tous les enfants de 2 ans vont demander à choisir leurs vêtements, c’est naturel qu’un enfant de 2 ans refuse les bottes que maman a choisies. Ça n’est pas pour tenir tête à sa maman, c’est juste parce qu’il est dans un besoin à son âge de se définir par lui-même et donc, de choisir par lui-même. A l’âge de 3 ans, l’enfant ce n’est pas pour tenir tête à sa mère qu’il dira « Non, je ne veux pas que tu coupes mon œuf, c’est moi qui coupe… qui ouvre mon œuf tout seul ». Le fait de faire tout seul est existentiel pour lui, c’est trop fondamental, ça n’est pas du tout pour tenir tête à sa mère. Cessons de jouer des jeux de pouvoir avec nos enfants parce qu’en réalité ce ne sont pas eux qui jouent des jeux de pouvoir avec nous, c’est nous qui sommes tellement, tellement habitués à être dans des jeux de pouvoir, tellement, tellement habitués à interpréter le monde relationnel et surtout le monde entre les parents et les enfants comme étant une lutte permanente pour le pouvoir que nous projetons sur nos enfants ce désir de pouvoir sur nous. Ça n’est pas la réalité. Ils cherchent juste à grandir, à satisfaire leurs besoins, à avoir du pouvoir, oui, mais sur eux-mêmes.

Et la voici la vidéo :

http://www.aufeminin.com/video-maman-bebe/reconnaitre-caprices-enfant-isabelle-filliozat-n59495.html

Vendredi 8 juillet 2016 à 9h30 RETOUR à L’OCEAN DE 13 TORTUES MARINES

Plus d’informations ICI

Vendredi 8 juillet 2016 à 9h30   RETOUR à L’OCEAN DE 13 TORTUES MARINES

L’Aquarium La Rochelle vous invite à participer au retour à l’Océan de 13 tortues marines !

Après plusieurs semaines de soins au C.E.S.T.M. de l’Aquarium La Rochelle, 13 tortues marines retrouvent le large le Vendredi 8 juillet 2016 à 9h30, depuis la plage de la Conche des Baleines (île de Ré).

De 9h30 à 16h, vous pourrez visiter l’espace d’informations et de rencontres, mais aussi participer aux animations, jeux et surprises sur le thème de la protection de l’environnement marin proposés par l’Aquarium La Rochelle, la Communauté de Communes de l’Ile de Ré, Ré Nature Environnement et l’Observatoire PELAGIS.

Comptant sur votre présence
Bien sincèrement,

L’équipe de l’Aquarium

Stage Vivre en famille, les affiches

affiche Vivre en famille bis.ppt

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